Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par LDH49

Les demandeurs d’asile arrivés sur notre territoire via un pays tiers (les « dublinés ») sont d’abord des demandeurs d’asile, donc des personnes qui s’estiment menacés dans leur pays d’origine. Jacques Toubon, défenseur des Droits, rappelle « qu’à ce titre, ils sont en situation régulière et ne peuvent donc être privés de libertés ». Et pourtant l’Assemblée a adopté définitivement jeudi soir une proposition de loi, souhaitée par le gouvernement, pour faciliter le placement en rétention des demandeurs « dublinés ».

Certes le débat a mis en évidence d’importantes réticences au sein du groupe parlementaire majoritaire. Un amendement d'une centaine d'élus LREM visant à revenir à la première version du texte a, malgré ces réticences, été retiré la semaine dernière en commission des lois. "Le gouvernement nous a demandé d'être responsables", explique l’une d’entre eux.

Pour la LDH, il est totalement irresponsable de maintenir en détention des personnes en situation régulière. Elles sont déjà fragilisées par leur difficile parcours, les mettre derrière des grilles c’est leur signifier un refus avant même d’avoir été entendues !

Deux députés du Maine et Loire avaient reçu les associations à ce propos (voir ici). Apparemment ils n’ont pas souhaité se distinguer de leur groupe au prétexte qu’il serait possible de revenir sur certaines dispositions lors du débat parlementaire sur ‘la loi asile – immigration – intégration’.

Voici leurs prises de parole qu’ils nous ont communiquées :

Matthieu Orphelin : « Oui, les députés de la majorité pourront se rassembler derrière un texte équilibré, juste, pérenne et humain »

Stella Dupont avait exposé ses vives réticences dans deux interventions : « On fait de l’immigration un problème de police, alors que c’est un sujet de société. L’asile, l’immigration, les flux migratoires, ne sont pas derrière nous : ils restent devant nous »

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :