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Publié par LDH49

Un migrant sur un lit de camp dans une ancienne patinoire utilisée comme centre de pré-admission à Cergy, le 12 octobre 2017. ©LIONEL BONAVENTURE, AFP

Un migrant sur un lit de camp dans une ancienne patinoire utilisée comme centre de pré-admission à Cergy, le 12 octobre 2017. ©LIONEL BONAVENTURE, AFP

AFP, publié le dimanche 17 décembre 2017 à 08h05
TEXTE

 
ACCUEIL DES RÉFUGIÉS - Des maires de grandes villes dénoncent 
l'insuffisance des dispositifs alloués à l'accueil des migrants dans une  tribune publiée dimanche 17 décembre.
 
Plusieurs maires de grandes villes, dont Martine Aubry (Lille, PS) et  Alain Juppé 
(Bordeaux, LR), dénoncent un manque de moyens face à  l'afflux de migrants et demandent à l'Etat d'en "faire plus". 
 
"L'année 2017 s'achève sur une hausse massive de la demande d'asile et l'arrivée 
des nouveaux arrivants met sous une extrême tension (...)  les politiques publiques et institutionnelles classiques", écrivent les  édiles de droite comme de gauche.
 
"Il y a urgence"
 
Dans cette tribune, les maires dénoncent des dispositifs alloués à  l'hébergement 
des demandeurs d'asile "complètement saturés, et ce  malgré l'augmentation régulière du nombre de places...".
 
"Il y a urgence", invoquent les élus, dont Roland Ries, à l'initiative de  l'appel (maire 
de Strasbourg, PS), Eric Piolle (Grenoble, EELV),  Nathalie Appéré (Rennes, PS), Jean-Luc Moudenc (Toulouse, LR) et Johanna Rolland (Nantes, PS). 
 
Un objectif de 20.000 logements fixé par le gouvernement pour le  relogement des 
Réfugiés "Au front face aux personnes en détresse, aux citoyens, aux associations. Confrontés à l'insuffisance de l'accueil et de  l'hébergement", les élus, qui se disent "au pied du mur", demandent que se tienne "rapidement une rencontre élargie avec l'Etat au plus haut  niveau". Il faut "réfléchir sans délai à la mise en place d'un réseau  solidaire entre les villes de France", ajoutent-ils.
 
Dans une circulaire du ministère de l'Intérieur adressée aux préfets  concernant le 
relogement des réfugiés, le gouvernement fixe un objectif de mobilisation "de 20.000 logements" d'ici à fin 2018, "déclinés  régionalement" pour assurer une "répartition équilibrée" des réfugiés, et en mobilisant les bailleurs du parc privé et public.
Par ailleurs, les autorités ont demandé aux préfets de mettre en place 
progressivement des "équipes mobiles" chargées du recensement des  migrants dans l'hébergement d'urgence, au grand dam des  associations. (Médecins du Monde, Emmaüs, ...) qui dénoncent une  logique "de  recensement, d'étiquetage et de triage".

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