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Publié par LDH49

Athènes: des exilé-e-s en grève de la faim
Athènes: des exilé-e-s en grève de la faim

La LDH49 relaie l’article de Philippe Wannesson publié le 03/11/2017 sur son blog  LE BLOG DE PHILIPPE WANNESSON

 

La Grèce, comme l'Italie, a été transformée en nasse où les exilé-e-s se trouvent bloqué-e-s, empêché-e-s de continuer leur route vers d'autres pays européens. La grève de la faim est un mode d'action qui apparaît de manière récurrente, faute d'entre entendu-e-s par d'autres moyens.

Les exilé-e-s sont bloqué-e-s en Italie d'un côté par les contrôles aux frontières avec la France (voir iciici et ), la Suisse et l'Autriche, de l'autre par les hotspots du sud du pays, dispositif d'identification, de tri et d'orientation vers l'expulsion mis en place avec l'Union européenne, et qui existe également en Grèce. Des exilés sont en grève de la faim dans les hotspots de Lampedusa et de Caltanissetta (voir ici).

En Grèce, la frontière maritime avec l'Italie est contrôlée depuis bien longtemps, alors que les principaux points de passage étaient les ports de Patras, puis d'Igoumenitsa, et la "route des Balkans" a commencé à se mettre en place suite à la destruction du bidonville de Patras, où habitaient plusieurs milliers de personnes, en 2009. La traversée des Balkans suppose de franchir plusieurs frontières avant de rejoindre le reste de l'espace Schengen, dont certaines sont en tout ou partie fermées par des murs de clôtures et de barbelés (frontières sud de la Bulgarie et de la Macédoine, frontières de la Hongrie avec la Serbie et la Croatie, frontière entre la Slovénie et la Croatie, et entre l'Autriche et la Slovénie).

En raison de la mauvaise volonté de la plupart des États européens, le mécanisme de relocalisation des exilé-e-s arrivé-e-s en Grèce et en Italie n'a que très partiellement fonctionné, et a fini par être abandonné. Reste le rassemblement familial, qui se heurte lui aussi aux lenteurs et aux obstacles bureaucratiques.

C'est face à cette situation que quatorze exilé-e-s ont entamé une grève de la faim le 1er novembre, après avoir essayé en vain de faire évoluer leur situation par d'autres moyens. Ils mènent cette lutte pour les quatre mille cinq cents exilé-e-s qui sont dans la même situation d'attente depuis plus de six mois, le délai théoriquement maximum pour qu'ils et elles soient effectivement réuni-e-s à leur famille dans un autre pays européen.

Un site internet rend compte de leur lutte :

http://hungerstrike.commonstruggle.eu/

Vous pouvez lire ici et ci-dessous leur communiqué de presse :

http://hungerstrike.commonstruggle.eu/reunite-us-families-now/

et le compte-rendu de la conférence de presse qu'ils et elles ont donnée au démarrage de leur action :

http://hungerstrike.commonstruggle.eu/press-conference-refugee-hunger-strikers-family-reunification/

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