Rassemblement de solidarité à Paris - Tunisie
Tunisie : Appel à un rassemblement de solidarité
Avec les manifestant·e·s arrêté·e·s en Tunisie — Le droit de manifester est un droit fondamental
Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT) appelle à un rassemblement de solidarité à Paris, après la vague d'arrestations qui a frappé, dans la nuit du 20 au 21 septembre 2026, de nombreux participant·e·s à la marche pacifique du 19 septembre à Tunis. Cette marche s'était tenue en soutien aux quatre détenus de la Flottille de la Sumud — Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi — emprisonnés depuis le 6 mars 2026 et observant une grève de la faim depuis près de deux semaines, dont l'état de santé suscite une inquiétude croissante.
Une répression hors de tout cadre légal
Selon les témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense, les interpellations ont eu lieu de nuit, à domicile comme dans la rue, avec un déploiement de force disproportionné. De nombreuses personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats — une situation assimilable à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés. Cette vague d'arrestations a suscité une mobilisation unitaire inédite : l'UGTT, l'Ordre national des avocats de Tunisie et la LTDH ont publié une déclaration commune rappelant que manifester pacifiquement est un droit fondamental, tandis que plusieurs organisations de la société civile dénoncent une opération d'intimidation visant à faire taire la solidarité avec la cause palestinienne. Le syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) a signalé l'interpellation de journalistes du site Nawaat, et l'Union des diplômés chômeurs (UDC) dénonce l'arrestation, sans motif communiqué, de son dirigeant Karim Teraa.
Le CRLDHT exige :
— La libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, et l'abandon des poursuites engagées contre elles et eux ;
— La libération immédiate de Karim Teraa et la fin de l'utilisation du décret-loi n°54 pour criminaliser l'action syndicale et sociale ;
— La garantie de l'intégrité physique et morale des détenus, en particulier des grévistes de la faim, et un suivi médical conforme aux garanties légales et humanitaires ;
— La cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement ;
— Le respect plein et entier de la présomption d'innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie.
RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ À PARIS
Samedi 26 septembre 2026 — 14h30
Place Edmond Michelet, Paris 75004 (Beaubourg)
Métro : Hôtel de Ville