25e Cannaparade : Liberté – Egalité – Légalité ; Marchons, marchons, légalisons !
Appel à manifestation soutenu par la LDH, le samedi 30 mai 2026 à 14h, de République (vers le Bataclan, à l’angle du boulevard Richard-Lenoir et rue Oberkampf) vers Nation, à Paris
Cette manifestation revendique la réforme des lois sur les stupéfiants, en particulier la sortie du tableau 1 du cannabis et ses dérivés et l’application de l’Article 2 paragraphe 9 de la Convention unique de 1961 pour réguler le marché non médical et non scientifique de l’usage adulte.
Farid Ghehioueche, porte-parole du collectif Cannabis sans frontières insiste sur les raisons motivants cette manifestation : "Au sein de l’Union européenne, notre pays détient un record alarmant : celui de la moyenne d’âge la plus basse de la primo-consommation. Cette statistique devrait motiver la volonté de réguler le marché en réservant aux adultes l’accès au cannabis pour un usage non-médical, afin de retirer cette substance du “deal de rue” et notamment des mains des mineurs. Car pour sortir du piège du trafic de stups, il n’y a qu’une seule solution, pragmatique et réaliste, la légalisation du cannabis".
Dépénalisation de l’usage – Débat public national – Cannabis thérapeutique – Prévention sans stigmatisation – Autoproduction & Cannabis Social Clubs : pour une réforme française et européenne de la politique en matière de drogues licites et illicites.
Marchons, marchons, légalisons !
Manifestation soutenue par : Act Up-Paris ; Asud (Autosupport des usagers de drogues) ; Cannabis sans frontières ; Circ ; Parti du cannabis en France ; Fédération Addiction ; LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; NORML France. En partenariat avec : Deli Hemp, High Society, Lady long solo, La page du stoner, Legalize.shop, Mama Kana, Newsweed &.
En savoir plus : cannaparade.fr
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Communiqué commun dont la LDH est signataire et appel à rassemblement le samedi 30 mai 2026 à 14h, Bataclan (Terre-plein à l’angle boulevard Richard-Lenoir et rue Oberkampf) à Paris
LÈVE-TOI CANNAMARAdE ! NOUS NE SOMMES PAS DES VACHES À LAIT
Des centaines de milliers de personnes verbalisées chaque année, des amendes forfaitaires délictuelles de 200€, bientôt 500€ ?, qui s’abattent sur des gens ordinaires, pour des délits sans violence, sans victime, sans trouble à l’ordre public… Des vies abimées, des emplois perdus, des casiers judiciaires chargés et tant d’injustices pour alimenter une machine répressive qui coute des milliards et ne résout rien.
On nous trait, on nous maltraite, encore et toujours, comme des vaches à lait, jusqu’à la dernière goutte. Et ce sont toujours les mêmes personnes qui trinquent : les plus pauvres, les plus jeunes, celles et ceux dont la précarité fait une cible facile.
Ce n’est pas de la sécurité publique. C’est du racket institutionnalisé. Stop au racket organisé !
NOUS NE SOMMES PAS DES MOUTONS
On nous demande de nous taire, de courber l’échine, d’accepter une loi vieille de plus de cinquante ans, comme si la réalité ne comptait pas. Mais la réalité est là, têtue, incontestable : la France est l’un des pays européens où l’on consomme le plus de cannabis, et l’un des seuls à maintenir une prohibition totale.
Résultat : un marché noir florissant, des quartiers livrés aux trafiquants, une jeunesse exposée à des produits sans contrôle ni traçabilité. La prohibition n’a pas réduit la consommation. Elle l’a rendue plus dangereuse, plus opaque, plus violente.
Depuis des décennies, cette politique échoue. Elle ne protège pas. Elle réprime, elle discrimine, elle alimente exactement ce qu’elle prétend combattre. Les trafics prospèrent.
La violence s’installe durablement dans les quartiers populaires. Et pendant ce temps, on continue à punir plutôt qu’à prévenir.
Stop à l’hypocrisie et aux mensonges !
NOUS NE SOMMES PAS DES PIGEONS
Les tests salivaires routiers détectent une consommation passée, pas une imprégnation réelle au moment du contrôle. Un conducteur sobre depuis plusieurs jours peut ressortir positif, verbalisé, véhicule immobilisé et permis suspendu. Ce n’est pas de la rigueur scientifique, c’est de l’arbitraire policier.
Et que dire des contrôles au faciès, déguisés en contrôle d’identité, pour la chasse à la boulette dans les halls, les gares, les parcs, les transports ? Des interpellations qui ciblent toujours les mêmes visages et les mêmes quartiers ? La “guerre à la drogue” est d’abord une guerre aux personnes pauvres, racisées, jugées comme indésirables.
Stop aux tests salivaires peu fiables. Stop à la chasse a la boulette. Stop aux contrôles au faciès. Stop à la prohibition qui tue.
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