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Publié par LDH49

 

La pièce est présentée en partenariat avec
la ligue des Droits de l'Homme 49

 

« Migraaaants » La pièce

« Nous sommes en pleine mondialisation. Et cette mondialisation, nous l’avons voulue. Vous l’avez voulue, votre majorité l’a voulue, notre pays la voulue. Or, dans un monde mondiali, nous sommes tous des « migrants ». »

Dans ce monde mondialisé, les femmes et les hommes vont et viennent, traversent les déserts et les océans, rencontrent des passeurs avides et des populations ignorantes.

Dans ce monde mondialisé, les politiques sont effrayés et les plus riches se préparent à un déluge humain.

Dans ce monde mondialisé, les enfants meurent en pleine mer et les corps humains sont marchandés.

Ce sont ces nombreux tableaux que l’auteur franco-roumain Matéi VISNIEC a choisi de dépeindre dans « Migraaaants ». A travers sa pièce, composée d’une multitude de scènes courtes, il nous offre une pluralité de visions permettant de mieux comprendre la crise migratoire actuelle.

Cette pièce ne raconte pas une histoire, mais plusieurs histoires : celles du monde d’aujourd’hui, celles du repli sur soi, et celles de l’exil. Elle pose des questions sans réponses évidentes, et nous met tous face à une réalité que l’on préfère parfois ignorer

Serons-nous assez sages pour créer un monde vivable pour tous ?

Durée : 1H35
Mise en scène collective
Regard extérieur à la mise en scène :
Benjamin TUDOUX
Régie lumières et sons : Christophe BERTAGNA

 

Note de l'auteur

L’auteur, Matéi VISNIEC, est en Roumanie en 1956, à l'époque de l'utopie communiste version « CEAUSESCU – Ubu Roi ».

 

« Réfugiés : l’Europe se désintègre. »

« Réfugiés : la mort clinique de l’Europe. »

C’est avec des titres comme ceux-ci que le journal Le Monde, mais aussi toute la presse européenne, analysait, à la fin du mois de février 2016, le phénomène du flux migratoire. Grand changement d’attitude si on pense qu’en septembre 2015, suite à la mort, par noyade, en Mer Egée, d’un petit Syrien d’origine kurde de 5 ans prénom Aylan, toute la presse saluait la générosité avec laquelle lAllemagne et surtout Mme Angela MERKEL ouvrait les bras pour accueillir un million de réfugiés

En l’espace de seulement cinq mois l’Europe a paniqué. Les responsables politiques, mais aussi l’opinion publique, ont compris que, sur la planète, il y a environ 80 millions de personnes qui vivent dans des régions en guerre et qui ont le droit, en principe, de demander protection internationale, donc asile politique en Europe. Les frontières ont commen à se refermer, le symbole du fil de fer barbelé a ressurgi des entrailles cauchemardesques de l’histoire.

L’Europe ne sait pas ce qui lui arrive, ne sait pas ce qu’elle doit faire, et la tentation est grande de renier ses valeurs (libre circulation, droits de l’homme, société ouverte, etc.) pour arrêter les millions de candidats à l’exil qui sont en route.

Question : Est-ce que le théâtre peut devenir un espace de débat sur ces sujets ?

Oui, c’est ma réponse, et c’est pour cela que j’ai ouvert ce chantier, c’est-à-dire l’écriture d’une pièce sur les migrants.

En tant que journaliste à Radio France Internationale je suis tout simplement « noyé » dans des informations et des reportages concernant les migrants. J’ai découvert moi-même, suite à mes voyages en Grèce, en Italie, en Hongrie ou en Grande Bretagne, certaines « réalités ». Mon intention est d’utiliser cette « matière » pour essayer de comprendre les motivations profondes d’une grande mutation humaine, culturelle et géopolitique.

Je suis convaincu qu’il ne s’agit pas tellement d’un « phénomène migratoire d’une ampleur sans précédent », mais d’une sorte de révolution de partage. Une gigantesque volte passive se cache derrière ce mouvement (motivé aussi par l’instinct de survie). Ces centaines de millions de gens rappellent aussi à lOccident que son modèle économique, politique et culturel se mondialise mal. C’est un modèle qui fonctionne seulement sur un péritre restreint de terre habitable,tandisque le reste de la planète assiste au « festin des privilégiés » en regardant seulement la télé…

C’est rement une injustice pour laquelle les inspirateurs de ce modèle, les Occidentaux, doivent aujourd’hui payer l’addition.

La révolution à laquelle on assiste, c’est celle du repartage de l’accès au bonheur dans le monde.

Mais le théâtre n’adopte ni le langage politique, ni celui de la sociologie ou de la dagogie pour faire son travail de compréhension, pour stimuler la réflexion et éventuellement éveiller les consciences. Dans ma pièce modulaire, je propose des scènes courtes et des situations dramatiques (inspirées de faits réels) où j’essaie de suggérer le grand dilemme moral dans lequel se trouve l’Europe.

L’année passée 10.000 enfants sont arrivés seulsenEurope on a perdu leurs traces, un phénomène qui devrait inquiéter plus le monde civilisé et les gouvernements européens.

Par cette pièce, ce qui m’intéresse c’est autant parler de lindustrie du trafic des êtres humains que de la mécanique marchande du phénomène.

Dans le monde des passeurs et des trafiquants, tout a un prix. Pour eux, la détresse humaine est un filon aurifère à exploiter, c’est une source pratiquement inépuisable de profit. Mais surtout, j’ai envie de capter dans cette pièce le cô émotionnel et humain du phénomène.

C’est une tragédie de l’humanité qui se roule devant nos yeux, digne du théâtre antique grec l’homme se confrontait à la force implacable du destin.

J’ai voulu aussi, dans ce texte, dénoncer la « pensée politiquement correcte » qui a atteint les limites du supportable et de la décence mentale en Occident. Se cacher derrre la pensée politiquement correcte afin d’éviter de voir les réalités de ce monde et d’assumer l’action, ce nest plus pardonnable.

(…)

D’une certaine manière, je fais voyager le spectateur presque tout le temps, entre le Sinaï et la côte turque, entre lAfrique et Birmingham, entre l’île de Lesbos et une capitale européenne dont je ne précise pas le nom. J’ai voulu écrire une pièce en mouvement, une pièce débat, une pièce qui dévoile des pratiques inhumaines et qui pousse à la réflexion.

Je ne suis pas, dans cette pièce, dans la position dun juge. Je ne juge personne, je capte seulement des situations dramatiques qui m’ont émuet troublé entant que journaliste. Et je les présente comme un puzzle théâtral qui a besoin d’un grand investissement de la part du metteur en scène, des comédiens et du public pour fonctionner…

Cette pièce se veut une proposition pour une aventure artistique collective ayant comme but au moins une chose : casser l’indifférence…

Matéi VISNIEC

 

 

Parti pris de la Compagnie de l’Envol

Dès le début du projet, la Compagnie de l’Envol a souhaité insister sur le caractère provocateur et corrosif de cette pièce de MatéiVISNIEC.

La richesse de son texte original tient du fait qu’il aborde une multitude de sujets, en confrontant différentes facettes des enjeux migratoires.

Nous avons fait le choix de le remodeler pour nous concentrer sur certains angles de vue et les approfondir.

En tenant compte de la composition de notre troupe, nous avons donc collégialement arran la version originale de la pièce, en mettant en exergue certains personnages et certains aspects de la crise migratoire, au détriment d’autres scènes, qui continueront donc à vivre dans les pages de « Migraaaants ».

Nous avons également décidé de créer un effet de débordement et d’urgence, en accélérant le rythme de la pièce

Cette superposition de scènes et ce parti pris artistique veulent démontrer à quel point certaines décisions politiques prises dans une partie du monde ont une incidence sur la vie d’une autre partie de ce même monde

 

La troupe

Créée en juillet 2018, la Compagnie de l'Envol est une troupe de théâtre amateur angevine réunissant des comédiens de toutes les générations, adeptes d'un théâtre enga et accessible à tous.

Pour notre premier projet, nous avons choisi de mettre en scène « Building », une pièce de Léonore CONFINO, séduits par son humour acide et son propos mordant sur les travers du monde de l'entreprise.

Unepandémie, deux confinements (etde nombreuses visios plus tard !), la troupe a décidé de travailler sur un nouveau projet : l'adaptation de « Migraaaants » de Matéi VISNIEC, une pièce détonante par son ton incisif et son humour noir.

Contacts :
Pascal PAVILLON : 06.24.57.79.54
Soline VAILLANT : 06.84.70.03.71

Adresse mail : lacompagniedelenvol@gmail.com
Facebook : https://www.facebook.com/lacompagniedelenvol
Instagram : https://www.instagram.com/lacompagniedelenvol/

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