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Publié par Éric Pelletier, Le Parisien

Le dernier rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) met en lumière une forte hausse des tirs de policiers l’année dernière.

La police n’a jamais autant ouvert le feu en France. Ces tirs interviennent souvent dans le contexte de contrôles routiers tendus marqués par le « refus d’obtempérer » du conducteur.

Le dernier rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pointe une forte hausse l’année dernière. Soit environ 400 tirs, représentant une augmentation de… 54 % par rapport à 2016. La police des polices est alors systématiquement saisie, que l’ouverture du feu semble légitime ou non. Cette tendance correspond à l’application d’une nouvelle loi en février 2017. Celle-ci a élargi les règles de la légitime défense notamment dans un but de meilleure prévention du terrorisme. Depuis, les policiers peuvent faire usage de leur arme sans risquer d’être sanctionnés, en particulier en cas de la présence d’un véhicule «dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui».

Les gendarmes sont eux aussi concernés par cette tendance à la hausse, mais dans une moindre proportion. Dans la très grande majorité des cas, les fonctionnaires ont recours au pistolet Sig Sauer 9 mm de dotation.

Dans son dernier bilan, l’IGPN a aussi rendu public un indicateur mis en place à l’initiative de sa directrice, Marie-France Monéger-Guyomarc’h : le nombre de personnes tuées à la suite d’intervention de police. Quatorze au total entre juillet 2017 et mai 2018, qu’elles aient été touchées par balles, qu’elles soient mortes noyées ou par accident dans leur fuite ou qu’elles se soient suicidées lors de l’intervention des forces de l’ordre.

Article publié le 18 août 2018 dans le journal

 

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