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Publié par LDH49

Photos Ouest-France

Ce lundi 5 février, Ouest-France consacre une page entière au nouvel abri de nuit du 115 : ‘Le chemin de traverse’. Son rédacteur Maxime Huteau était présent lors de la visite du préfet et du maire le 24 janvier.

Ce dossier est un constat, assez fidèle, de la situation. Il a le mérite de rendre visible un lieu choisi pour être caché aux yeux des angevins.

Cliquer pour lire le dossier

Ce lieu soulève bien des questionnements non abordés dans le dossier :

  • En 2018, à Angers comme partout ailleurs en France, des personnes seules et des familles sont encore contraints de vivre à la rue ou dans un lieu de simple mise à l’abri de nuit alors qu’il y a de nombreux logements vides qui pourraient être légalement réquisitionnés ( Loi du 29/07/1998 , Sa mise en œuvre )
  • Le nombre de places de l’abri a été maintenu à 61, alors que chaque soir des personnes et même des familles avec enfants sont refusées. Suite à l’interpellation du préfet par des veilleurs la semaine passée (voir article), la DDCS a permis quelques nuits d’hôtels pour les familles qui restaient à la rue. Pour combien de temps par ce grand froid ?
  • On nous a dit et répété qu’augmenter le nombre de places de l’abri constituerait un appel d’air pour la venue de migrants supplémentaires. Ceci n’a jamais été prouvé car ce n’est pas ce qui détermine leur choix. D'ailleurs nombre de demandeurs d'asile qui témoignent (voir ci-dessous) devraient être hébergés par l'OFII en CADA (Centre d'accueil des demandeurs d'asile)
  • L’ouverture de l’abri de jour pour les familles, demandé depuis des années par les associations, avait été annoncée en même temps que celle de ce nouveau site. En la retardant, on laisse des familles en errance dans la rue en plein hiver.
  • L’action des ‘veilleurs’, ‘jokers’ et ‘répits’ est remarquable sur Angers. Une coordination à travers la plateforme SOSmigrants49 permet leur efficacité. Ils agissent dans un souci d’humanité et de fraternité, mais refusent d’être des supplétifs d’un État qui manque à ses obligations.

Témoignages de migrants :

 

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