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Publié par LDH49

Dans leur édition du 1er juin les journaux locaux (voir ci-dessous) font état des violences à caractère raciste commises par trois jeunes hommes dans la nuit du 5 au 6 mai dans les rues d’Angers à l’égard d’un jeune rwandais. Ces trois individus sont convoqués au tribunal le 28 juin prochain.
Apparemment le jugement du 3 mai dernier n’a pas eu les effets escomptés par le tribunal correctionnel. C’était à prévoir tant les peines étaient légères au regard des faits avérés de violence et de racisme. Le parquet a d’ailleurs fait appel du jugement.
L’un d’entre eux François-Aubert Gannat fait partie des trois inculpés, alors qu’il venait d’être condamné deux jours plus tôt ! Il fait lui aussi appel de son premier jugement.
Rappelons que dans la première affaire jugée le 3 mai, un serveur du bar l’a entendu dire : «On est à la recherche des Arabes. On va les taper. Je vais le tuer, celui qui m’a tapé
On peut légitimement se demander jusqu’où iront ces jeunes s’ils ne sont pas plus durement sanctionnés ?

À l'évidence, ces jeunes gens n'ont pas assimilé un minimum de nos valeurs républicaines.

Violences racistes : le fils Gannat encore impliqué

Un garçon originaire du Rwanda a été insulté, son ami frappé, dans et devant un bar de la rue Bressigny à Angers, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 mai. Cette nuit-là, les deux amis se rendent dans cet établissement pour boire un verre. A peine sont-ils entrés dans le bar qu’ils sont alpagués par un individu, qui s’adresse au garçon blanc : « Ton pote, c’est une sous-race. Sa race est inférieure à celle de mon chien ». Un autre individu y va de ses remarques : « Vive la race blanche ». Propos agrémentés de saluts nazis. Ambiance.

A deux heures, l’établissement ferme, mais la « joyeuse » soirée n’est pas finie. L’ami du garçon rwandais, outré, s’en va faire part de son écœurement aux deux « nazillons ». Qui font preuve d’une intelligence sans limite en assénant, en guise de réponse, coups de tête, de poings et de pieds. Les trois garçons impliqués, pour les insultes et les violences, ont déjà déguerpi quand la police arrive. Une plainte est déposée et une enquête est ouverte.

Grâce à des planches photos et au signalement effectués par les victimes, les policiers ont rapidement idée de l’identité des agresseurs. Vérifications faites, trois individus ont été convoqués au commissariat, où ils se sont présentés mardi et ont été placés en garde à vue. Tous les trois ont été placés sous contrôle judiciaire et seront jugés le 28 juin par le tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis pour violences en réunion, incitation à la haine et insultes à caractère raciste. Ces trois garçons aux idées d’un autre temps sont âgés de 18, 19 et 20 ans.

Condamné deux jours plus tôt

Figure parmi eux François-Aubert Gannat, fils de Pascal Gannat, chef de file régional du Front national. Un détail de poids, au-delà de l’étiquette politique, quand on sait que ce même garçon a été condamné pour des faits similaires… deux jours seulement avant ces nouveaux actes !

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2016 déjà, une bande éméchée avait semé la terreur dans le centre-ville d’Angers, s’en prenant à toute personne de couleur. Le fils Gannat avait été condamné, le 3 mai, à 10 mois de sursis. Lors de l’audience, la procureure de la République avait lâché : « J’espère que son jeune âge, et peut-être son intelligence, lui permettront de sortir de ça ». C’est raté.

Cyprien MERCIER

 

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