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L'Europe multiplie les barrières pour l'entrée sur son territoire de nouveaux réfugiés

A la porte de l'Europe en Serbie, des centaines de migrants vivent actuellement dans des conditions épouvantables dans des entrepôts abandonnés dans le froid et la neige. Deux journaux (Le Monde et Médiapart) ont publié des reportages terribles dans leurs colonnes

La Serbie, impasse de l’Union européenne - Reportage dans le Monde du 02-02-17 - Un reportage de Muhammed Muheisen/AP
"Des centaines de migrants survivent dans des conditions de froid intense à Belgrade, en Serbie, où les températures sont descendues sous − 20 °C la semaine dernière. Originaires d’Afghanistan, du Pakistan, d’Irak et d’Iran, ils sont près de 1 200 à camper dans des entrepôts abandonnés, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, et à s’exposer aux engelures, à la gale, aux poux de corps. Nombre d’entre eux refusent de se présenter dans les centres d’accueil par crainte d’être renvoyés dans leur pays."

«Dans le pire des camps de migrants en Europe» Port-Folio de Médiapart de 02-02-17

"Cela fait presque un an que la « route des Balkans » a officiellement fermé. Pourtant, chaque mois, 900 personnes entrent en Serbie via la Bulgarie ou la Macédoine, dont un tiers de mineurs non accompagnés. La Serbie compte aujourd’hui dix-huit camps de transit, accueillant 7 400 migrants."

3 photos de Marija Jankovic tirées du Port-Folio de Médiapart

Après la Turquie, l'Europe veut retenir les migrants en Libye, terre de tous les dangers

Aujourd'hui 3 février, les dirigeants européens sont réunis à Malte. « Il est temps de fermer la route de l’immigration entre la Libye et l’Italie, comme nous l’avons fait avec la Turquie », a déclaré le 2 février le président Donald Tusk après une entrevue avec le premier ministre libyen Fayez al-Sarraj.
C'est une catastrophe programmée. "Une externalisation du contrôle des migrants vers un pays déchiré par les conflits met les réfugiés en grand danger de mauvais traitement, voire de mort" déclare l'OXFAM.

A Segré la semaine passée, un réfugié guinéen a apporté le témoignage de son douloureux parcours à travers la Libye : son exploitation, les coups, le travail forcé, la torture. Prendre la mer Méditerranée, lui a paru une embellie. Il y a laissé pourtant 3 compagnons : "On n'a plus rien à perdre. Si, la vie. D'accord. Mais à ce stade là, on s'en fout".

 

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