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Publié par Cimade

Le vendredi 4 octobre matin, un charter transportant 33 personnes d’origine géorgienne a décollé de l’aéroport de Rennes vers Tbilissi.

Aéroport de Rennes

 Alors que le droit* proscrit les expulsions collectives, jeudi 3 et vendredi 4 octobre, les autorités françaises ont procédé à une série d’interpellations coordonnées aux quatre coins de la Bretagne de personnes géorgiennes, dont certaines en familles avec des enfants, pour les renvoyer en Géorgie.

Elles vivaient à Rennes, Redon, Vannes, Lorient, Quimper ou ailleurs en Ille et Vilaine. La plupart étaient établies depuis plusieurs années en France, certaines engagées dans des associations comme le Secours Populaire ou hébergées chez Emmaüs.

Plusieurs de ces personnes ont eu à subir ce traitement en toute illégalité, car elles bénéficiaient d’un droit au séjour en France durant le temps de procédures toujours en cours.

Devant le caractère répressif de l’opération, certaines personnes ont eu des passages à l’acte désespérés, ce qui n’a pas empêché l’administration française de poursuivre son plan d’action.

Ainsi, plusieurs familles ont été séparées, sans que l’administration ne prenne en considération leur droit fondamental à vivre ensemble.

Parmi elles, 8 personnes et deux enfants de 13 ans**, ont été enfermées au CRA de Rennes juste avant leur départ. Arrivées en pleine nuit le jeudi 3 octobre, elles sont reparties au petit matin, les privant ainsi de tout accès au juge et les plaçant dans l’impossibilité d’exercer leurs droits, pour le seul confort de l’administration.

La Cimade dénonce cette opération d’expulsion brutale et expéditive au mépris des droits les plus fondamentaux des personnes étrangères. La Cimade appelle le gouvernement à mettre fin à la politique répressive qu’il mène à l’encontre des personnes étrangères sans aucun discernement.  

 

*protocole 4 à la convention européenne des droits de l’homme. Pratique également condamnée par la CourEDH contre la Russie en 2014 pour une expulsion collective de géorgiens.

**en 2019, ce sont 233 enfants qui ont été enfermés dans les centres de rétention en métropole (208 en 2018).

Signez la pétition Plus jamais d’enfants placés en rétention !

Lire aussi : Rafle de Géorgiens : mobilisation en Bretagne

 

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