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Publié par LDH49

Régulièrement la LDH reçoit des migrants qui sont à la rue sur Angers. Parmi ces demandeurs, il y a en a qui sont en traitement médical lourd nécessitant des soins après hospitalisation ou des familles avec de jeunes enfants scolarisés. Ces situations sont incompatibles avec la vie dans la rue.

La loi prévoit qu’un demandeur d’asile doit être logé par l’Etat en attendant l’étude de son dossier, qui parfois est bien longue. Pour cela, il existe des CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) Les ‘conditions matérielles d’accueil définies par la loi transpose une directive de l’UE du 26 juin 2013 relative à des normes minimales pour l’accueil des demandeurs d’asile dans les États membres.

En France, contrairement à certains pays européens voisins, il manque énormément de places pour que l’État remplisse son devoir. Lors de nos permanences ‘DALO’ du jeudi à la MJD (Maison de Justice et du Droit), nous interpellons régulièrement l’OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), en produisant très souvent des documents médicaux particulièrement lourds. Les réponses positives arrivent au compte goutte, parfois après plusieurs mois d’attente.

Dès lors qu’ils ont déposé une demande officielle, tous les demandeurs d’asile arrivant en France devraient être logés. Par manque de place, l’OFII fait du tri avant d’envoyer des réponses tardives ou d'impuissance.

Ouest-France de ce samedi 19 janvier, en donne un exemple éloquent dans un article signé par Benoit Robert "De sa Guinée natale jusqu'à Angers, elle a dû fuir". Nous avons beaucoup d’autres exemples de même nature. Les familles avec de jeunes enfants et les personnes malades concernées aboutissent à l’abri de nuit du SAMU SOCIAL (le 115) ou à la rue. Pour tous c’est insupportable, mais pour les malades en traitement c’est en plus dangereux !

 

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