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Publié par LDH49

La réaction de Monsieur Bourdouleix est celle d'un homme vexé. Vexé qu’on puisse souligner que son mandat de maire ne l’autorise pas à réduire les libertés dans sa commune pour des raisons très contestables. Qu'il ne se méprenne pas. La Ligue des Droits de l'Homme, née en 1898 pour défendre un innocent et combattre le racisme, reste fidèle à ses engagements.

Contrairement à ce que M. Bourdouleix exprime en des termes injurieux, la LDH reste une association civique, libre et indépendante des partis politiques, des syndicats et autres organisations. Elle se revendique comme citoyenne et à ce titre s'implique dans la vie politique et participe à ses débats. Elle ne mérite pas le mépris avec lequel cet élu de la République la qualifie. La LDH est dans son rôle de vigie de la République en repérant et en dénonçant les insuffisances, les risques et les dérives de tous les pouvoirs publics, tant nationaux que locaux.

Monsieur Bourdouleix est dans la surenchère sécuritaire lorsqu’il instaure un couvre-feu. Au-delà même de l’absence de toute nécessité et de proportionnalité, le premier magistrat de la ville semble avoir oublié qu’il n’a pas compétence à prendre une telle mesure que seul le Préfet peut prononcer dans le cadre du régime de l’urgence sanitaire. C’est une fois encore le régime répressif qui a été choisi, au risque de faire sans et contre les principaux concernés par cette mobilisation contre le virus : les citoyens et citoyennes.

Utilisées à tort et à travers, ce genre de mesures inutiles, privatives de libertés qui devraient avoir pour unique objectif de limiter la propagation du virus risquent en effet d’apparaître pour ce qu’elles sont en réalité des excès de pouvoir dangereux destinés à flatter les nostalgiques d’un « ordre nouveau »

C’est ce qui a conduit la Ligue des droits de l’Homme à déposer un référé-liberté devant le tribunal administratif.

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