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Publié par Malik Salemkour, président de la LDH

Le lundi 9 août, le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non-armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Un groupe de journalistes a lancé une pétition pour exiger sa libération. Le texte a été signé par plus de 1000 personnes dont des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des écrivains et des artistes.

Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed.  Son crime : exercer son métier de journaliste dans le respect des règles de la déontologie, notamment dans sa couverture continue du Hirak depuis le 22 février 2019. Ses co-inculpés dans le même dossier, avec les mêmes chefs d’accusation infondés, ont été condamnés à des peines inférieures à la période de détention provisoire. Le traitement spécial que subit le journaliste Khaled Drareni est insupportable. L’acharnement diffamatoire contre lui a été alimenté par une interférence présidentielle à charge dans cette affaire. Elle a débouché sur la prononciation de la peine de prison la plus lourde prononcée depuis l’indépendance contre un journaliste pour son travail.  La place de Khaled Drareni n’est pas en prison. Nous signataires de cette pétition initiée par un groupe de journalistes exigeons sa libération immédiate et sa réhabilitation.

 

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