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Publié par LDH49

L’abri de nuit du ‘Chemin de Traverse’ connait des tensions (voir l’article publié hier ICI). Dans son édition de ce jour Ouest-France publie la réponse de M Bradfer, directeur de la DDCS, que nous reproduisons ci-dessous.

Point de vue de la LDH 49

Trois constats simples issus de cette crise sanitaire générée par COVID 19 :

  1. Dans l’urgence, on peut trouver des solutions pour mettre à l’abri des personnes qui la veille étaient à la rue pour éviter une diffusion de la pandémie.
  2. Les solutions trouvées montrent leurs limites :
    • Les hôtels sont disponibles faute d’avoir leur clientèle habituelle, mais ce ne sont pas des lieux où on peut cuisiner. Il a fallu organiser une chaîne associative et bénévole pour que des repas ou des sandwichs puissent y être acheminés.
    • L’abri de nuit reste un abri de nuit, mal adapté à un séjour durable car il ne dispose pas d’équipements suffisants.
    • Le confinement a entrainé la fermeture totale ou partielle de lieux d’accueil en journée. Heureusement on apprend que les douches du PASS vont pouvoir être utilisées.
  3. Des bâtiments vacants, mieux adaptés, ne sont pas utilisés. L’État refuse toujours d’utiliser la loi de réquisition qui, selon l’ordonnance de 1945, a été créée et améliorée au fil des années afin de loger décemment et en urgence les sans toit. Un décret du 24 juin 2019, pris en application de la loi Elan, vient préciser les modalités de cette forme de réquisition.

Tirons-en des leçons

Il faut dès maintenant prévoir la fin du confinement et ne pas renvoyer les sans-abris à la rue.

En France au 1er janvier 2018, on recensait 2 948 000 logements vacants (Source INSEE). Alors appliquons la loi de réquisition.

Loger les personnes à la rue, c’est une question de dignité et d’efficacité, comme le rappelait le Président de la République en juillet 2017 (Vidéo ci-dessous)

Certes, comme disait Charles Pasqua, « les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ».

Mais puisque la loi existe, ce n’est donc bien qu’une question de volonté politique et de moyens budgétaires pour la mettre en œuvre. On économisera les nombreuses nuitées d’hôtel, qui servent de palliatifs.

 

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