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Publié par LDH49

La Cimade et le Secours Catholique assignent le préfet, de même que plusieurs autres représentants de l’État, ce jeudi 19 septembre, pour obtenir du juge administratif la mise à l’abri des quelque 800 exilés du gymnase Jeanne-Bernard de Saint-Herblain. Sur place, la situation est intenable, ont-ils constaté, horrifiés. (Lire ICI)

La LDH et le MRAP viennent aussi de déposer une requête au tribunal administratif. Voici leur communiqué :

L'hébergement décent est un droit universel

Le 19 septembre 2019

Depuis bientôt une année, des centaines d'hommes, femmes et enfants vivent au gymnase Jeanne Bernard à Saint-Herblain dans des conditions indignes. Malgré une multitude de démarches, notamment de l'intercollectif "Personne à la rue", y compris durant tout l'été, la préfecture ne bouge pas et paraît vouloir jouer le pourrissement.
C'est pourquoi, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) ont déposé ce jour une requête auprès du Tribunal administratif de Nantes, dans le prolongement de celle de la Cimade et du Secours catholique, pour que l’État qui a la responsabilité de fournir un hébergement à toute personne vulnérable respecte ses obligations.

 « La situation du bidonville du gymnase Jean Bernard »

Combien sont-ils aujourd’hui tassés dans et autour du gymnase Jean-Bernard ? 300 selon les associations, 600 selon la préfecture.

« Les premiers ont tendance à minimiser les chiffres en laissant entendre qu’une solution serait facile à trouver, la seconde à les gonfler pour justifier qu’elle ne fasse pas intervenir la force publique. La vérité doit être entre les deux », calcule Jacques Bretonnière, le président de l’association des riverains de l’îlot Jeanne-Bernard.

Mais tous font, aujourd’hui, le même constat. « Une sorte de bidonville est en train de s’installer. Cela ressemble beaucoup à la « jungle » de Calais, à l’échelle nantaise », avoue François Prochasson, du collectif de soutien aux migrants.

« La « jungle » s’installe et ni eux ni nous ne savons comment cela va finir », s’inquiète Jacques Bretonnière. Une « jungle », avec toutes ses conséquences : rixes, alcool, drogues, trafics en tous genres notamment…

François Prochasson l’admet : « Le gymnase est devenu le point de fixation de toutes les misères. Sur place, il n’y a pas que des réfugiés. Toute une population s’est greffée, qui inquiète aussi les demandeurs d’asile : ils craignent la dégradation de leur image »

Rappel : Il y a un an, l'expulsion du square Daviais

Le 20 septembre 2018, le campement du square Daviais, en centre-ville de Nantes, où plus de 600 migrants vivaient dans des tentes, était évacué. La mise à l'abri des occupants était organisée par la mairie de Nantes et les services de l'Etat. Un an plus tard, après avoir été relogés de manière transitoire dans des gymnases, tous ont pu bénéficier d'un hébergement en Loire-Atlantique, assure la mairie de Nantes. Une solution « vient d'être trouvée » pour les dernières personnes accueillies provisoirement sur le site de la caserne Mellinet.

 

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