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Publié par LDH49

Le 18 mai à la Roche-sur-Yon, la LDH participait au village associatif installé place Napoléon pour la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Son stand avait été bousculé par des étudiants d’extrême droite, venus perturber violemment le rassemblement. Des propos homophobes avaient été tenus, un drapeau LGBT avait été brulé.

Le jugement des 12 étudiants concernés vient de tomber au tribunal de la Roche-sur-Yon. Quatre prévenus ont été reconnus coupables. Voir l’article ci-dessous

Ouest-France : Claire HAUBRY Publié le 09/09/2019

Douze étudiants comparaissaient le 18 juillet pour entrave à la liberté de manifester et injure à caractère homophobe. La décision du tribunal de La Roche-sur-Yon vient d’être rendue. Les prévenus sont reconnus coupables du délit d’entrave, mais sont relaxés de l’accusation d’injure. La peine la plus importante est de deux mois de prison avec sursis et 240 heures de travail d'intérêt général pour l'un de prévenus, accusé d'avoir volé et brûlé un drapeau LGBT.

Les faits avaient suscité beaucoup d’émotion, en mai dernier. Le 18 juillet, douze étudiants comparaissaient devant le tribunal de La Roche-sur-Yon (Vendée), pour entrave à la liberté de manifester et injure à raison de l’orientation sexuelle. Celui-ci vient de rendre son délibéré : les prévenus sont tous reconnus coupables de délit d’entrave, mais relaxés de l’accusation d'injure.

La peine la plus importante est de deux mois de prison avec sursis et 240 heures de travail d'intérêt général pour l'un de prévenus, accusé d’avoir volé et brûlé un drapeau LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).

Accusé de violences volontaires, un autre étudiant est condamné à deux mois de prison avec sursis et 180 heures de travail d'intérêt général. La présidente du tribunal a précisé que les violences « ont été requalifiées en violences légères ». Les interruptions temporaires de travail présentées par les victimes n'ont pas été retenues.

Au final, quatre étudiants écopent de prison avec sursis. Tous les prévenus devront accomplir de 100 à 240 heures de travail d’intérêt général dans un délai de 18 mois.

Un drapeau arc-en-ciel brûlé

Âgés de 19 à 22 ans, les étudiants étaient notamment accusés d’avoir entravé une manifestation, le 18 mai, place Napoléon, à La Roche-sur-Yon. Comme chaque année, un village associatif y avait été installé pour la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Les prévenus étaient également accusés d’avoir proféré une injure : « Homo-folie, ça suffit. »

Trois d’entre eux avaient été exclus de l’établissement scolaire après un conseil disciplinaire. Saisie par un téléphone portable, une partie de la scène avait fait le tour du web.

Pour les défenseurs des prévenus, la vidéo « ne montre pas grand-chose »

« L’expression d’une opinion » selon les prévenus

Pas bavards sur la préparation, les prévenus avaient maintenu que « homo-folie » n’est pas une injure, mais « l’expression d’une opinion ». L’un d’eux avait reconnu avoir volé, puis partiellement brûlé, un drapeau LGBT.

Le procureur avait requis des peines allant de deux à huit mois de prison avec sursis « ainsi que des heures de travaux d’intérêt général, pour marquer la réprobation sans obérer leur avenir ». Les avocats des prévenus avaient plaidé la relaxe « ou des peines allégées » au regard des casiers, tous vierges.

Après la lecture du délibéré, ce lundi 9 septembre, des représentants des associations parties civiles ont réagi, sur place. «Je retiens que la justice n’a pas reconnu l’injure à raison de l’orientation sexuelle. Je suis déçue», explique Sophie Proquin-Salacroup, présidente de l’association LGBT Vendée. D’autres militants saluent : «De la prison avec sursis pour le délit d’entrave, c’est un bon curseur. Ça dit clairement qu’on ne peut pas venir sur une manifestation de manière violente comme ils l’ont fait.»

Absents à l’audience, les défenseurs des prévenus s’étaient fait représenter auprès d’eux. Leur représentante n’a pas souhaité s’exprimer.

 

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