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Publié par LDH49

Même annoncée depuis quelque temps, la fermeture du squat de la Grande Ourse est une violence faite à tous ceux qui y avaient trouvé abri. Les solutions de relogement pour une partie des personnes évacuées n’a rien de durable, c’est un cache-misère pour rendre momentanément plus ’acceptable’ l’évacuation.

L’abri de nuit du 115 au Chemin de Traverse est inadapté notamment pour les familles et les personnes malades ou handicapées condamnées à errer une partie de la journée dans les rues d’Angers. Il est déjà saturé malgré nos multiples demandes depuis plusieurs années pour y ajouter des places.

Maintenant il devient courant que des travailleurs sociaux, voire même la DDCS [CF article ci-dessous] fassent appel aux bénévoles pour trouver des solutions. La Grande Ourse a été, notamment cet hiver et au printemps, une solution d’urgence pour ceux qui n’avaient pas de place à l’abri de nuit. La tenue de ce squat a été exemplaire grâce justement à des bénévoles.

Les bénévoles, nombreux sur Angers, font ce qu’ils peuvent et parfois on leur reproche le fameux « appel d’air ». Ils n’ont pas vocation à remplacer l’incapacité des services publics. Aujourd’hui comme hier, on évacue sans trouver de solution plus pérenne.

Au fait, quel président de la République Française avait annoncé à Orléans en juillet 2017 qu’à la fin de l’année il n’y aurait plus de personnes à la rue ? Aujourd’hui, il corrige en disant qu’il ne parlait alors que des demandeurs d’asile. En Août 2019, il y a toujours de nombreuses personnes à la rue, y compris beaucoup de demandeurs d’asile !

Vous trouverez ci-dessous les articles publiés ce jour dans Ouest-France sous les signatures de Maxime Huteau et Philippine Renon. Merci à eux pour leur travail journalistique.

L'évacuation, par Maxime Huteau

Les deux autres articles de la page d'Ouest-France de ce jeudi 1er Août

 

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