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Publié par LDH

Vincenzo a été arrêté à Rochefort en Terre en Bretagne le 8 août. Condamné en Italie à 12 ans de prison pour destruction de biens à Gênes il y a 18 ans. Des poursuites totalement disproportionnées ! La LDH appelle à se joindre aux rassemblements organisés un peu partout en France le 30 août à partir de 18h pour demander sa libération et refuser son extradition vers l’Italie

Voici le communiqué de son comité de soutien :

La cour d’appel de Rennes a rendu sa décision, ce vendredi 23 août, sur la demande de remise en liberté de Vincenzo Vecchi, l’ancien activiste italien arrêté le 8 août dans le Morbihan. Avant de se prononcer, le tribunal demande une étude de faisabilité sur la surveillance électronique. L’Italien est visé par deux mandats d’arrêt de l’Italie, pour lesquels la cour a demandé un supplément d’information.

Jeudi 8 Août, Vincenzo qui vit depuis 8 ans à Rochefort en Terre (Morbihan), est arrêté par la police. Son arrestation a lieu sous mandat d’arrêt européen pour des faits qui remontent :

  •  à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et,
  • à une manifestation anti-fasciste non autorisée à Milan en 2006.

Vincenzo a été condamné sur la base du code Rocco (1), introduit en 1930 dans la loi italienne sous Mussolini. Le texte permet, au nom de la notion de « concours moral », de sanctionner la simple présence à des manifestations considérées comme insurrectionnelles sans preuve factuelle. C’est sur la base de cette loi que Vincenzo et neuf autres militants, baptisés les « dix de Gênes », ont écopé de peines très lourdes allant de 6 à 15 ans de prison.

En 2006, à Milan, une manifestation organisée par le parti politique d’extrême droite Fiamma tricolore est autorisée. Pourtant, selon la loi Scelba, cette manifestation aurait dû être interdite pour apologie du fascisme. En revanche, la contre-manifestation, elle, n’était pas autorisée.

Ce qui lui est reproché ? 2 manifestations où il y a eu destruction de biens matériels, cela vaut-il 12 années et 6 mois de prison ?

À la manifestation de Gênes, la répression policière fût condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme notamment, pour des traitements assimilables à des « actes de torture »(2).

Selon Amnesty International, il s’agit de « la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale »(3).

Gênes fut pourtant le terrain de luttes, de revendications économiques et écologiques qui aujourd'hui font largement consensus, précipitées par la crainte d'une catastrophe climatique et humaine.

NI PRISON, NI EXTRADITION, LIBÉREZ VINCENZO

https://www.comite-soutien-vincenzo.org
Lien vers la lettre ouverte du comité de soutien
(1) Explication de la loi Rocco 
(2) Communiqué de presse de la Cour Européenne des droits de l’homme 
(3) Article de wikipedia

 

Suite à son arrestation, une demande de remise en liberté a été déposée devant la cour d’Appel de Rennes.

Celle-ci a rendu sa décision, ce vendredi 23 août, concernant la demande de remise en liberté de Vincenzo Vecchi. Avant de se prononcer, la cour d’appel demande une étude de faisabilité sur les conditions du respect de l’assignation à résidence et de la surveillance électronique. Elle demande également un supplément d’information sur les procédures de mandats d’arrêt européens lancés par l’Italie.

 « La cour a fait droit à nos demandes de supplément d’information, par ailleurs elle ordonne une enquête de faisabilité pour voir si les conditions de la remise en liberté sont réunies, ce dont nous de doutons pas », se félicite Me Maxime Tesier, l’un des avocats de l’Italien, à l’issue de l’audience.

La mobilisation continue donc pour sa libération

 

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